DILUKA Shani

Interprète « hors norme » (Figaro) douée d’une « virtuosité ailée » (Classica), Shani Diluka dresse un pont entre Orient et Occident. Née à Monaco de parents sri-lankais, elle est remarquée à l’âge de six ans par un programme mis en place par la Princesse Grace de Monaco pour détecter les talents exceptionnels en musique et intégrer l’Académie Prince Rainier III de la Principauté. Elle intègre plus tard le CNSMD de Paris dont elle sort avec un premier prix à l’unanimité, entourée des conseils de B. Rigutto, G. Pludermacher, M.-F. Bucquet et J. Chaminé. A cette période, la rencontre avec Leon Fleisher marque philosophiquement et définitivement sa carrière. Au cours de son cycle de perfectionnement, elle rencontre aussi Maria Joao Pires, Menahem Pressler et Murray Perahia, qui tous trois l’invitent à travailler auprès d’eux. D’autres rencontres suivent en 2005, lorsqu’elle intègre la très selective fondation de Come présidée par Martha Argerich.

Soliste invitée de nombreux orchestres – l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le Sinfonia Varsovia, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine, l’Orchestre Royal de Suède, l’Orchestre Symphonique de Brême, l’Orchestre Symphonique de Fribourg, le Tonkunstler Orchestra de Vienne, le Kyushu Symphony Orchestra au Japon, etc., elle collabore avec de grands chefs tels que Lawrence Foster, Vladimir Fedosseïev, Ludovic Morlot, Eivind Gullberg Jensen ou Gábor Takács-Nagy. Invitée des grandes salles, Shani Diluka se produit en récital au Concertgebouw d’Amsterdam, au Théâtre de La Fenice de Venise, à la Sala de Sao Paulo, à l’Arsenal de Metz, à La Philharmonie de Bucarest, à l’Auditorium de Radio France, à Tokyo où elle fait l’ouverture de la Folle Journée, en clôture du festival de Verbier, au Théâtre des Champs Elysées (Jeanine Roze production), au Konzerthaus de Vienne, à la fondation de Zubin Mehta, au Mozarteum de Salzbourg, au Festival de Ravinia à Chicago, aux Schubertiades en Autriche, à La Folle Journée de Nantes, en Russie et au Japon, à la Roque d’Anthéron, à La Philharmonie de Paris…

Son parcours se nourrit de collaborations avec les solistes Natalie Dessay, Karine Deshayes, Michel Portal, avec les compositeurs W. Rhim, K. Beffa ou B. Montovani dont elle a créé Cinq pièces en hommage à Paul Klee, mais aussi avec de grands noms du cinéma tels que Sophie Marceau, Gérard Depardieu, Hippolyte Girardot ou encore Charles Berling. Passionnée de musique de chambre, Shani est aussi la partenaire régulière d’ensembles de renom tels que les quatuors Ébène, Ysaÿe, Prazak, Modigliani, Belcea.

La transmission étant une de ses préoccupations majeures, elle publie plusieurs livre-disques destinés au jeune public aux éditions Didier Jeunesse-Hachette, La Dolce Vita ou avec Radio Classique. On la retrouve aussi aux Victoires de la Musique ou invitée de la Boite à Musique de Zygel.

Ses enregistrements solo recueillent de multiples récompenses (Choc de la musique, RTL d’Or, Choix d’Arte, de Mezzo, Vogue Japon, 5 Diapasons, Gramophone, Fanfare USA, Diapason, Musikzen, Arena Award Japon…) dont autant de projets originaux comme « Road 66 » (disque officiel de la Folle journée), le disque « Symphonie des Oiseaux » et l’ intégrale Beethoven des pièces pour violoncelle et piano avec Valentin Erben du quatuor Alban Berg, qui reçoivent tous un très beau succès critique.

Shani Diluka sort en 2019 le Concerto Wq23 de Carl Philipp Emmanuel Bach avec l’Orchestre de Chambre de Paris dirigé par Ben Glassberg. Ce projet de disque sur piano historique et piano moderne, en collaboration avec la Fondation Royaumont, est consacré à la relation filiale entre C.P.E. Bach et Mozart, et reçoit un accueil unanime consacré par 4FFFF de Telerama.

En parallèle, Shani Diluka poursuit son travail d’écriture auprès des Ateliers Gallimard et avec l’édition de son premier recueil de poésie aux Editions Art3 qui fut choisi dans la liste des prix de l’Académie Française.

Parmi ses projets à venir, Shani prépare un programme « Cosmos » sur les liens entre Beethoven et la musique indienne dont le mysticisme a historiquement inspiré le compositeur viennois. Ce projet accueilli par les plus grandes salles aboutira en 2020 par un enregistrement inédit pour l’année Beethoven. Shani vient par ailleurs de signer un contrat exclusif en tant qu’artiste Warner Classics monde, devenant la première artiste d’Asie du Sud Est rejoignant ce label de légende comptant la Callas, Barenboim, Rostropovitch ou Karajan et un documentaire lui sera consacré par le grand réalisateur Mark Kidel..