Hymnis

HYMNIS

Ensemble Vocal Féminin

Le répertoire dévolu aux voix égales féminines, associé à un idéal de transparence, de poésie ou de luminosité, est riche d’une étonnante diversité aussi bien d’états affectifs que d’œuvres différentes.

Créé en 2002 par sa cheffe actuelle Bénédicte Péreira, l’ensemble vocal Hymnis s’est attaché à une double mission : défendre d’une part les pièces de références consacrées au chant polyphonique à voix de femmes, porter d’autre part à la connaissance du plus vaste public des pages moins connues, des origines de la musique savante occidentale à nos jours.

Regroupant une dizaine de chanteuses, autour de leurs qualités vocales spécifiques, mais également dans une recherche d’exigence artistique, de service de la musique et de rayonnement humain, Hymnis se propose donc d’aborder un répertoire le plus large possible, sacré ou profane, aussi bien a cappella qu’avec accompagnement. Si le contrepoint luxuriant du médiéval Livre vermeil de Montserrat (XIVe siècle) trouve en Hymnis des interprètes engagées, l’opulence baroque fait tout naturellement partie de son univers, des pages ambitieuses de Marc-Antoine Charpentier aux chœurs féminins composés pour l’école SaintCyr, fondée par Mme de Maintenon.

L’efflorescence romantique lui fait un heureux pendant, à travers les œuvres de Franz Schubert, Felix Mendelssohn, Johannes Brahms, ou la sensibilité de l’art de Gabriel Fauré. Ce versant du répertoire de l’ensemble Hymnis fait la part belle à des compositrices encore méconnues, dont les pages, conjuguant délicatesse et densité sont autant de joyaux : Pauline Viardot, Mel Bonis ou Cécile Chaminade.

Pour autant, Hymnis ne laisse nullement de côté la richesse du XXe siècle, dont l’ensemble n’ignore aucune des multiples directions esthétiques : de la sensibilité raffinée de Claude Debussy ou d’André Caplet, en passant par l’exigence néoclassique d’Albert Roussel, le raffinement de Lili Boulanger, ou lasensibilité mélodique de Francis Poulenc. Toujours curieux de redonner vie à des pages moins fréquentées, Hymnis défend aussi bien la rare Missa São Sebastião d’Heitor Villa-Lobos, aux couleurs brésiliennes et néo-palestriniennes, que l’austère flamboyance du Benjamin Britten de la Ceremony of Carols. Loin de se refermer sur le passé, Hymnis défend fréquemment des œuvres de notre temps, sans exclusion esthétique aucune, avec toujours le souci de servir la polyphonie à voix de femmes auprès des publics les plus larges.

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