FLAO Benjamin

Son oncle, le peintre Gildas Flahaut dit de lui qu’il est « homme-crayon ; À l’âge de dix ans, il pouvait passer des heures à dessiner sa main gauche sous tous les angles. Dès lors sa main droite n’a jamais cessé d’obéir à son oeil aiguisé.»

En 1989, il n’a que 14 ans, il quitte le cursus scolaire traditionnel, pour s’inscrire à l’école d’arts graphiques de Saint-Luc de Tournai, en Belgique. Après deux années d’études, il rejoint l’école de graphisme publicitaire de Nantes. En 1994, à l’école Emile Colh (Lyon), il rencontre Shayan, avec qui il fait, entre autres, des caricatures de rue (sous les noms de Hekel et Jekel).

En 2002, il publie son premier carnet de voyage, Carnet de Sibérie (Mammuthus expéditions), textes de Bernard Buigues (Glénat), pour lequel il reçoit le Prix Lonely Planet à la Biennale du carnet de voyage de Clermont-Ferrand. Il participe en 2003 à Sillages d’Afrique : 20.000 milles d’aventure maritime et littéraire, collectif d’écrivains voyageurs (Gallimard). Et enchaîne alors les albums : Erythrée, textes de Nicolas Scharff (Glénat, 2004) ; La Ligne de fuite, sur un scénario de Christophe Dabitch (Futuropolis, 2007 ) ; 2009 voit la parution des 2 tomes de Mauvais Garçons, avec Christophe Dabitch (Futuropolis) . Il participe en 2010 à l’ouvrage collectif Immigrants co-édité avec l’association BD Boum ; en 2011 à l’ouvrage collectif Rock’n’roll antediluvien, sous la direction de Baru (BD Music). Kililana Song, tome 1 (Futuropolis) paraît en 2012 et reçoit cette même année le prix Ouest-France/Quai des bulles. 2013 . L’intégrale de Mauvais garçons et le tome 2 de Kililana Song (Futuropolis) sont édités en 2013 et sont récompensés par de nombreux prix : Prix Lucioles BD 2013, Grand Prix RTL BD 2013, Prix Marine-Océans 2013. Va’a, une saison aux Tuamotu, avec Troubs (Futuropolis), sort en 2014.

Parallèlement, il poursuit son activité de dessinateur pour la scène, avec notamment : Atlantide, un concert-dessiné où il prête sa palette aux intonations jazz-rock du saxophoniste Guillaume Perret (Festival Île-de-France, 2015) ; Une étoile aux cheveux noirs, par la Compagnie Quai 4, avec Cécilia Biard et Camille Durieux ; L’homme qui plantait des arbres, avec Clothilde Durieux ; enfin une performance avec le groupe Chromb.